dans cette généalogie vous trouverez des CORMON trouvés dans d’autres départements
Généalogie SOMME (autres que Brailly-Cornehotte)
Cette généalogie de CORMON ou CORMONT ou CORMOND contient des personnes nées dans la Somme, mais ailleurs qu’à BRAILLY-CORNEHOTTE qui est l’origine ( pour l’instant) de ma famille.
Les principales communes concernées sont : LONG, L’ETOILE, AMIENS, BOURSEVILLE, DOMART-EN-PONTHIEU, FLIXECOURT et autres.
Cette généalogie est indépendante de ma famille . Je n’ai pas encore trouvé de lien permettant de relier les deux généalogies.
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Génealogie de PARIS
Cette généalogie contient des personnes étant nées, mariées ou décédées à PARIS et qui portaient le patronyme CORMON (T) (D)
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Généalogie de la SEINE-MARITIME
Cette généalogie contient des CORMON (T) (D) qui ont vécu en SEINE-MARITIME.
Généalogie de l’AISNE
cette généalogie contient des informations concernant le patronyme CORMON dans le département de l’Aisne
Généalogie YONNE
j’ai travaillé sur ce département car c’est dans ce département qu’est originaire le peintre CORMON
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Génealogie OISE
Les plus anciennes personnes portant le patronyme CORMON de cette branche sont, pour l’instant, originaires du Département de l’OISE.La plupart ont résidé dans la Commune de FRANCIERES.
Vers 1830, un de ces CORMON de Francières s’est installé dans la Commune de REMY , aussi, dans l’Oise.
D’autres se sont installés à RÉMY, à COMPIEGNE, à PRONLEROY, etc…, mais la plupart sont restés dans l’OISE.
D’autres sont partis à Compiègne , à Pronleroy,etc…mais presque toujours dans l’Oise.
« La Commune de FRANCIERES qui comptait au dernier recensement un peu moins de 530 Habitants se situe dans la Région de PICARDIE, dans le département de l’Oise. Elle est limitrophe de la commune d’ESTRÉES SAINT-DENIS qui est le chef-lieu de Canton, à 16 kms de COMPIEGNE qui est la Sous-Préfecture et à 45 kms de BEAUVAIS qui est le Chef-lieu du Département de l’OISE.
Elle borde l’ancienne voie romaine qui reliait Lutèce à Lille, remplacée depuis par la N17
La Commune de FRANCIERES compte un grand nombre de sites et monuments étant donnée sa superficie:
une villa gallo-romaine, dont il ne reste que les fondations enterrées. Elle s’étend tout de même sur une surface longue de 340 m sur 160 m de large;
une motte féodale sur lequel fut construit le premier château en bois de Francières;
un château, dont on ne connaît que très peu de choses si ce n’est qu’il possédait deux tours;
une fontaine qui fut un lieu de pèlerinages et de processions jusqu’à ce que le temps et les dégradations aient eu raison d’elle;
et enfin, un élément qui a été très important dans la vie de Francières, la Sucrerie et Distillerie, fabrique de sucre de betteraves, construite en 1829 et désaffectée en 1969. Elle est à l’inventaire des Monuments Historiques entre autres grâce au fait qu’elle soit la dernière représentante en Europe de ce qu’était l’industrie du sucre de betteraves à ses débuts. » (Article relevé sur Wikipédia).
En ce qui concerne cette Sucrerie on peut trouver sur Internet des informations intéressantes sur ce qu’est devenue cette Fabrique. Elle a été restaurée et est devenue un Musée.
Génealogie de BELGIQUE
Cette branche de CORMON est originaire de la Commune de GILLY en Belgique.
Généalogie du NORD
Les CORMON de cette branche sont originaires du département du NORD et, en particulier de la ville de CAMBRAI .
Une partie de cette branche a « émigré » dans le département du CHER, dans la Commune de MENETOU-SALON. L’un de ces CORMON qui travaillait comme contre maître au Château de Ménetou-Salon est à l’origine de la création de l’appellation MENETOU-SALON pour le vignoble de cette région du Cher. D’ailleurs une rue de cette Commune porte son nom.
Lien vers l’arbre généalogique
Ma branche CORMON, originaire de BRAILLY-CORNEHOTTE (80)
Cette branche des CORMON me concerne directement. En effet, ces personnes sont mes ascendants. En l’état de mes recherches les individus les plus anciens portant ce patronyme sont originaires de cette petite Commune de la Somme, dans le Canton de Crécy-en-Ponthieu : BRAILLY-CORNEHOTTE.
C’est un petit village de 240 habitants dans le Canton de Crécy-en-Ponthieu, du Département de la Somme. Situation géographique. Nous y trouvons un château qui fut construit entre 1770 et 1775 à la demande d’Antoine-Joseph de MAISNIEL de BRAILLY, sur les plans qui seraient dus à GABRIEL.
Jean-Pierre CLARIS de FLORIAN y écrivit quelques unes de ses fables. Le château est formé d’un corps de logis surmonté d’un étage en attique et flanqué de deux ailes en retour. La brique domine et les chaînages des angles sont en harpe.

Il existait à BRAILLY, au lieu dit BELINVAL, une ancienne Commanderie du Temple dont il ne subiste aucun vestige. Cette Commanderie est évoquée sur le site Internet « Les Templiers et les Croisades: Devenir Frère du Temple« .Le chapelain (d’une Commanderie) pouvait être en même temps curé de la paroisse voisine de la Commanderie; souvent les Templiers avaient le patronage avec la cure. C’était une charge pour eux: ils devaient donc avoir certains profits. Ainsi la maison de BELINVAL dont le chatelain était curé de BRAILLY, ayant le patronage de cette paroisse, devait pourvoir et entretenir le choeur de l’église de BRAILLY, payer la moitié de toutes les choses nécessaires au culte. En revanche les Templiers de BELINVAL avaient droi à la moitié de toutes les aumônes faites à cette église.
MONOGRAPHIE du Village de Brailly-Cornehotte réalisé par un Instituteur de l’époque.




Le plus ancien ancêtre auquel je suis remonté dans l’état-civil de cette Commune, c’est
Adrien CORMON, qui serait né aux alentours de 1680. Son père Antoine serait décédé avant 1704. ( Je le désignerai comme ADRIEN1, car nous allons trouvé plusieurs ADRIEN dans la descendance).
Je n’ai pas trouvé d’autres informations sur cet Adrien1 si ce n’est les noms et prénoms de ses parents ( Antoine et Jeanne ACLOQUE) . Sont-ils originaires de Brailly-Cornehotte ? Viennent-ils d’une autre Commune ? J’ai recherché sur les actes numérisés de cette commune à cette époque-là, mais je n’ai pu les déchiffrer.. Je suis donc bloqué à ce niveau-là : fin 17ème. siècle
La première fois que l’on voit apparaître sa signature c’est en 1703 en tant que Clerc de la Paroisse. Il devait savoir écrire déjà à cette époque-là car sa signature est extrêmement lisible pour cette période.
A partir de 1704, il signe de nombreux actes en tant que magister ou maître d’école. En 1706 il est mentionné également comme Marguillier.

Il s’est marié une première fois le 21 Octobre 1704 toujours à Brailly-Cornehotte avec Françoise PORQUIER avec qui il aura deux enfants:
Marie Jeanne, née le 19 janvier 1706 à Brailly-Cornehotte, mariée en ….à Pierre DUFAY, décédée le 25 juillet 1752 à Brailly-Cornehotte
Adrien2, né le 17 décembre 1707 à Brailly-Cornehotte, mariée à ….avec Louise FLET, Tourneur et lui aussi Clerc de la Paroisse, décédé le 03 décembre 1775 à Brailly-Cornehotte.
Je fais partie de cette banche. Je la désignerai BRANCHE PORQUIER.
De son second mariage avec BOUCHER Marie-Charlotte, (pas trouvé la date de ce mariage), il aura cinq enfants: (ce sera la BRANCHE BOUCHER).
Marie-Charlotte née en 1726, mariée le 18 janvier 1752 à MACQUET Jean, décédée le 15 mars 1804 à Brailly-Cornehotte;
Jean Baptiste, né en 1728, marié le 14 novembre 1752 à POIX Marie Magdeleine, fécédé le 15 mai 1785 à Brailly-Cornehotte;
André, né en 1731, marié le 30 juin 1782 avec CAGNARE Marie Colette, décédé le 12 mars 1806 à Brailly-Cornehotte;
Pascal, né en 1734, marié le 08 février 1763 à MAILLET Marie Anne, décédé le 21 septembre 1810 à Brailly-Cornehotte;
Louis, en 1736, marié le 28 janvier 1766 à GUILBAUT Marie Josèphe, décédé lez 24 avril 1814 à Brailly-Cornehotte.
Donc , à partir de ADRIEN 1, cette branche se sépare en deux suite aux deux mariages.
Mais en 1806, nous trouvons un mariage entre CORMON Jean-François, de la BRANCHE BOUCHER, qui est un petit-fils d’ADRIEN 1 et CORMON Marie-Anne , petite fille de Adrien 2 de la BRANCHE PORQUIER et arrière petite-fille d’Adrien 1. Les deux branches se retrouvent unies par ces deux personnes, mais elles continuent chacune de leur côté avec les autres enfants.
IMPLICATION DE LA FAMILLE CORMON DANS LA VIE COMMUNALE:
Je commencerai par mon ancêtre le plus ancien:
Adrien CORMON né aux alentours de 1680. Vers 1703 il apparaît en tant que clerc de la Paroisse. Il savait écrire déjà ou tout au moins signer. Il avait une très belle signature pour cette époque-là. Je pense qu’il devait savoir écrire correctement . A partir de 1704, il signe de nombreux actes d’état civil en tant que magister ou maître d’école. Il était donc l’instituteur de la Paroisse. En 1706 il est mentionné comme marguillier. Une participation importante dans la vie de la Paroisse. Toutes ces responsabilités faisaient de lui, probablement, un personnage important de cette petite commune de 350 habitants.
J’ai également cherché dans les délibérations du Conseil Municipal.
Le premier registre couvre la période de 1790 à 1817. Ce qui est étonnant c’est que sur la page de garde de ce document est porté un nom avec prénom:
celui de Jean-Louis CORMON.
Il est né le 23 septembre 1763 à Brailly-Cornehotte, fils de Jean Baptiste CORMON, qui était mentionné dans certains actes comme « magister »et de Marie-Madeleine POIX. Il est le petit-fils d’Adrien 1 l’instituteur.
La première délibération du Conseil Municipal , le 31 décembre 1790, concerne la nomination de la Municipalité. Lors de cette séance Jean-Louis CORMON est nommé comme secrétaire-greffier. Par la suite, ce dernier émarge plusieurs délibérations comme secrétaire-greffier.
Acte du Dimanche 8 août 1790: Un pâtre est désigné pour garder les vaches de la paroisse. Deux candidats : Pierre MARECHAL et Louis CORMON.
« ….L’élection a été reportée à la fin des vêpres (!). A la fin des vêpres, il a été convenu, on a sonné la cloche à plusieurs reprises; l’assemblée s’est réunie en présence des officiers municipaux. Le scrutin a été mis dans un chapeau et ensuite dépouillé. Pierre MARECHAL a été élu 13 voix sur 18 votants.
Séance du 3 octobre 1791 : adjudication de la contribution foncière: c’est André CORMON qui a été désigné. Il signe l’acte. Cet André CORMON dit La Violette devait être l’oncle de Jean-Louis, le greffier et frère de Jean-Baptiste.
Séance du 13 Novembres 1791: Le « sieur » André CORMON nommé comme scrutateur, et Jean-Louis comme secrétaire. Lors de cette séance, c’est Jean-Claude Charles PICARD qui a été élu Maire. André, « notable » est élu aussi au Conseil.André CORMON et Jean-Louis CORMON ont signé parmi les autres élus.
Séance……..élections du Capitaine de la Garde et autres grades. Pierre CORMON , tailleur, a été désigné comme second caporal. (Est-ce le frère de Jean-Louis, né en 1757 ?). Un jean-Louis CORMON a été désigné comme grenadier. Ont signé cet acte: CORMON, grenadier, André CORMON et CORMON greffier.
Séance du 4 Novembre 1792 : Le Conseil prend la décision d’abattre des arbres morts. Acte signé par CORMON notable et Jean-Louis, greffier.
Séance du 8 décembre 1792: réélection des élus. Jean-Louis CORMON aux fonctions de secrétaire et Pierre CORMON notable.
Séance du 29 Germinal an 2: apparaît le terme » République française une et indivisible ». Acte rédigé « en la maison commune »: une Mairie avait donc été construite. Précédemment les réunions se faisaient près ou à la porte l’église d’après les mentions portées sur les actes. Ce qui est assez curieux.
Séance du premier décade de février de l’An 2 , « année de la République une et indivisible et impérissable » Recensement des ……..et celui des graines (?): c’est Pierre CORMON qui a été élu Commissaire avec 2 autres élus pour faire ce recensement.
Séance du 7 pluviôse an 2: Élection du Maire : toujours PICARD. Secrétaire : Jean-Louis CORMON. Élection de trois scrutateurs : André CORMON est élu.
Séance du 18 Ventôse an 2 : Désignation officielle de Jean-Louis CORMON comme Instituteur ( alors qu’il assurait cette fonction depuis neuf ans!!!) Il s’est « engagé à se conformer aux Lois de la République »;
Séance du 21 Février 1808: installation d’un nouveau Maire ( Joseph DUMESNIL) Jean-Louis CORMON toujours greffier, mais à partir de cette date il n’apparaît plus sur le registre des délibérations comme greffier.
Séance du 15 mai 1815 : retour de Jean-Louis CORMON comme greffier.
Séance du 14 juillet 1816: Démission de Jean-Louis CORMON comme greffier pour raison de santé. Son fils Casimir a été désigné pour le remplacer » dont la bonne conduite et les sentiments ( et la capacité) sont avantageusement coupons dans toute la commune ».
A compter de 1820 on ne trouve aucun CORMON dans les délibérations que ce soit en tant que secrétaire ou élu.
Séance du 19 décembre 1819 : Désignation fr Jean-François CORMON comme garde-champêtre. Le Maire » sollicite la prompte expédition de cette nomination, vu les délits et vole (?) qui depuis quelque temps se commettent dans cette commune.. »
Séance du 13 mai 1825 : dans la liste des Conseillers Municipaux apparaît le nom d’Étienne CORMON ( il signe la délibération), mais il n’est plus mentionné dans la liste du Conseil du 15 mai 1825 ??
Séance du 14 mai 1826 : On le retrouve dans la liste des propriétaires les plus imposés et il signe.
Séance du 14 mai 1827 : présence de Chrisostome CORMON dans les propriétaires les plus imposés.
Deuxième registre des délibérations municipales ( 1829- 1837)
Séance du 2 mai 1830 : Salaire de l’Instituteur, qui ferait office de greffier et de chantre à l’église. Un CORMON.
Séance du ……1834 : désignation du Corps municipal . Casimir CORMON est désigné comme secrétaire. Il y a 542 âmes dans la Commune.
Séance du 21 mai 1837 : Casimir CORMON est toujours secrétaire.
Séance du 6 novembre 1837 : on note dans la liste des personnes qui ont des dettes en retard vis-à-vis de la Commune: une CORMON Colette (,) , une Veuve CORMON Pascal ( en retard de deux années) et une veuve André CORMON qui elle « a payé deux années non portées sur aucun compte » .
Séance du 8 février 1839 : sur la liste des pauvres bénéficiant d’une « distribution » le nom de CORMON Jean-Baptiste Pascal ( 1 F. 50)
Séance du 22 mars 1840 : Sur la liste des indigents, on note la présence de Marie-Anne CORMON fileuse de lin ( 63 ans) « hors d’état de travailler. Elle est l’épouse de Jean-François CORMON berger.
Séance du 31 mai 1840 : Casimir CORMON toujours Secrétaire , dans le nouveau Conseil.
Séance du 2 février 1842 : Paiement à Jean-Baptiste CORMON pour une plantation d’arbres dans la Commune.
Séance du 29 mai 1842 : lors de cette séance apparaît un Noël CORMON mais qui ne signe pas .
Le……1843 Assemblée des électeurs : Similicuir CORMON en fait partie.
Séance du 9 août 1846 : Nouuveau Conseil Municipal. Casimir CORMON toujours Secrétaire. Pierre Noël CORMON candidat n’a obtenu que 6 voix sur 32 votants.
Séance du 17 janvier 1847 : Révocation du garde-Champêtre François CORMON.
Séance du 17 janvier 1847 : Demande de révocation du Garde-Champêtre
« An mil huit cent quarante-sept, le dix-sept janvier, sur la prescription de Monsieur le Sous-Préfet et sur la convocation du Maire, le Conseil Municipal de la Commune de Brailly s’est réuni au lieu ordinaire de ses séances, afin de donner avis sur la demande du Maire, concernant la révocation du sieur François CORMON garde-champêtre de la Commune.
Étaient présents : Messieurs BACQUET Jean-Baptiste, VASSEUR Charles, PORQUER Claude, GLACHANT Joseph, HERBETTE Firmin, MASSE Joseph, HECQUET Henri.
Le Conseil se plaint que depuis longtemps le garde-champêtre montre un relâchement considérable dans l’exercice de ses fonctions, dont la conséquence font un tort aux habitants qu’on ne peut apprécier à sa valeur, dont voici l’énumération.
1° Aux lieux dits « Les Cordières », La Nation, Moriaminil, LaGrande Pièce, derrière Cornehotte et Nisel Martin, le garde-champêtre n’y parait presque jamais, ce qui en résulte une perte énorme pour les exploitants sur une superficie de deux cent hectares et cent cinquante hectares qui sont peu visités par le garde désignés sous les noms des lieux-dits vers le Bois de proyelle, derrière le Bois Monsieur, Le Blanc Pignon, les Seize, Les Vingt Deux, les soixantes quatorze et La Grande Pièce de Monsieur Froissart de Gueschart, les délits qui vont être signalés ont lieu sur les deux cent cinquante hectares désignés plus haut pour la moisson, les glaneurs et rateleurs de Noyelles , Gappennes et de Domvast y sont journellement ainsi qu’une quantité de vachers de ces communes qu’on vient faire paître, ce qui attire la vaine pâture, le glanage et le râtelage d’une manière regrettable pour les besoins des habitants de Brailly surtout les indigents, au pied et durant la récolte on trouve autour se presque chaque parcelle à récolter, un sentier qui se trouve fait dans les ….. d’une manière intolérable les moissonneurs du beau-frère du Garde en font bien la moitié au moins ; il se forme aussi chaque année un sentier dans les avestiers d’au moins treize cents mètres de longueur, qui part de Cornehotte jusqu’au Moulin du Quesnot.
Il y a environ un an un rideau d’au moins cent mètres a été dégazonné par le riverain et n’a laissé uniquement que la voie de charriage.
Depuis le mois de Mai jusqu’à la fin de la moisson le beau-frère du Garde depuis plusieurs années envoie au pâturage et en liberté huit à douze vaches et douze à quinze porcs souvent pêlemêle et suivi de deux ou trois enfants en traversant tous les petits chemins……..hameau de Cornehotte qui n’ont que la voie de charriage et garnis des deux côtés souvent par des avestiers. En Juillet 1845, le Maire sur la plainte des riverains a été forcé de constater un délit considérable fait par des vaches et des porcs menés pêlemêle au pâturage appartenant au beau-frère du Garde , ce qui n’a pas empêché cet individu de recommencer en 1846.
Deux arbres formant une partie des plantations communales et aussi dans la parages ont été coupés avec un instrument tranchant ; plusieurs autres arbres au Hameau de Cornehotte ont été arrachés et enlevés le long des chemins, des délits considérables ont lieu en mai, juin et juillet de chaque année autour des haies du village et ses bois quoique défendu, trois ou quatre gardeuses de vaches y mènent leurs vaches qui regorgent d’herbe augmenté encore par les délits qu’ils commettent sur les bords des avestiers et les plus indigents de la Commune n’osent pas y aller puisque c’est défendu.
Plusieurs arbres des plantations communales sur la chaussée Brune…..ont été mutilés il a fallu toute la patience et toute la considération de la part du Maire pour ne pas poursuivre plus vite la révocation de ce garde-Champêtre qui persécute une partie des habitants depuis longtemps.
C’est un désordre au moment de la moisson autour de Brailly et de Cornehotte vingt à vingt-cinq enfants gardent chacun et en liberté deux, trois et quatre vaches qui font des délits )à tous les instants, ils ne craignent rien, car il était bien rare que le garde-champêtre y paraisse, mais au surplus ces gardiens de vaches savent que pour être en grande sureté aux champs comme derrière les haies du village il faut être en société des parents ou des amis du garde avec eux on peut faire des délits il n’y a rien à craindre.
Le berger du beau-frère du garde commet des délits tous les jours, il fait paître son troupeau dans les jeunes avoines, les blés et les prairies artificielles ; les avestiers sur le bord des chemins et des jachères souffrent d’une manière intolérable.
Trois ou quatre maisons forment le rendez-vous et le passe-temps du garde, avant midi c’est le tour d’une un deux et après-midi il visite les autres et presque jamais il ne fait de ronde en plaine, une de ces maisons est un cabaret, s’il y a un dimanche une fête, un marché, un mariage il y préside toujours les sociétés.
Sur le chemin vicinal dit Chaussée Brune…. Vers Estrées, un riverain a bêché gazon du chemin d’une longueur de trente mètres et de eux mètres de large et le garde ne l’a point vu.
Toutes les pièces de carottes et de betteraves ont subi des dégradations pour ainsi dire totales de leurs feuilles qui ont causé un préjudice notable tandis que le Garde s’est amusé à faire des procès pour des dindons passer dans du blé levé d’un mois, un laboureur passer dans un chemin fait depuis deux mois par d’autres pour entrer et cultiver des pièces en jachères qui n’avaient aucune issue et malgré le certificat de non réclamation à indemnité du propriétaire et l’avais du maire, ce laboureur a été traduit et condamné au Tribunal de simple police à l’amende et aux frais.
Depuis environ un an le garde ne s’occupe presque exclusivement qu’à tourmenter les habitants afin d’obtenir leurs signatures sur des pétitions qui articulent en sa faveur et en même temps il propage le système de trois ou quatre fourbes dans le parti desquels il s’est jeté ouvertement. Ceux qui lui ont refusé leur signature ont été l’objet de ses insultes et de ses menaces et ceux qui lui ont donné déclarent formellement ne l’avoir fait que pour se soustraire à la vengeance que le garde exerce sur une grande partie des habitants depuis plus d’un an ; un individu a fait une vente de carottes et n’a point mis la garde pour crier la vente et quinze jours après il a été pris avec ses vaches sur une parcelle de trèfle rouge qui n’ »avait point levé et sur laquelle paissaient journellement toute les vaches et brebis du village.
Tous ces faits ne sont qu’une esquisse des plaintes qui sont attribuées au Garde qui constituent la partialité et la négligence de leur coupable.
Par ces motifs le Conseil vient instamment prier Monsieur le Sous-Préfet d’intervenir auprès die Monsieur le Préfet pour provoque la révocation du sieur Cormon ? garde champêtre qui ne peut jamais se réintégrer dans la confiance de la grande majorité des habitants qu’il a perdu pour toujours.
Délibéré à Brailly.
Signé par le Conseillers Municipaux »
Séance du 30 juillet 1848 : Installation du nouveau Conseil Municipal. Ce n’est plus Casimir CORMON qui, est Secrétaire. Mais Pierre Noël CORMON est élu Conseiller Municipal. Il y avait 143 électeurs .
Séance de décembre 1850 : remplacement de Casimir CORMON , instituteur comme secrétaire . Démission ?
En 1852 les membres du nouveau Conseil Municipal prêtent serment » fidélité à l’Empereur ». Casimir CORMON est élu conseiller municipal.
RECENSEMENTS de BRAILLY : Présences des familles CORMON
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